Barcelonnette se trouve à 1135 mètres d'altitude au c?ur de la vallée de l'Ubaye, et en est la plus grande ville. Cette vallée orientée est-ouest est peuplée d'environ 7000 habitants et est frontalière avec l'Italie.
Les principales villes les plus proches de Barcelonnette sont :
La cité s?appelle Rigomagensium sous l?Empire romain, et est la capitale d?une civitas (subdivision de province)[1]. Aucune monnaie romaine n?a toutefois été découverte dans le canton de Barcelonnette[2].
Dès 1614 et jusqu'en 1713, Barcelonette est le siège de l'une des quatre préfectures du ressort du Sénat de Nice.
La ville de Barcelonnette et la haute vallée de l'Ubaye ont été rattachées à la France lors d'un échange de territoires avec la Savoie lors des traités d'Utrecht (1713). La ville est ensuite le siège d?une viguerie jusqu?à la Révolution[3].
[]Révolution française
À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique[4]. En mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[5]. L?agitation perdure dans la vallée, peu favorable à la Révolution : une nouvelle révolte éclate le 14 juin 1791[6], et la disette se déclare en avril 1792. La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, au printemps 1792, par les envoyés de l?administration départementale[7]. Environ un tiers de la population masculine la fréquente[8]. L?agitation connaît un nouvel épisode violent en août 92.
[]XIXe siècle
En décembre 1851, la ville connaît un mouvement de résistance au coup d?État du 2 décembre de Napoléon III. Quoique minoritaire dans la ville, le mouvement se déclenche le dimanche 7 décembre, le lendemain de l?arrivée de la nouvelle. Les autorités sont arrêtées, et les gendarmes désarmés : tous sont conduits à la maison d'arrêt. Un comité de salut public est constitué le 8. Le 9, les habitants de Jausiers et des environs forment une colonne, sous la direction du conseiller général Brès et du maire de Saint-Paul, Signoret. Celle-ci s?arrête cependant le 10 avant d?atteindre Barcelonnette, le curé de la sous-préfecture s?étant commis comme négociateur. Le 11, plusieurs fonctionnaires s?évadent et trouvent refuge à Largentière, au Piémont. L?arrivée de troupes le 16 décembre met fin à la résistance républicaine sans effusion de sang. Cinquante-sept insurgés sont jugés : il y a 38 condamnations à la déportation (mais de nombreux condamnés ont été graciés en avril).
On trouve, aux abords de la ville, plusieurs maisons de style colonial érigées par des émigrants au Mexique et revenus au pays entre 1870 et 1930, fortune faite.
[]Héraldique
Blasonnement : parti : au premier palé d'or et de gueules, au second d'argent à la clef renversée de gueules, le panneton à senestre[9]
Barcelonnette a été fondée en 1231 par le comte de Barcelone, qui était aussi comte de Provence, sous le nom de Raimond Bérenger V. La partie dextre du blason rappelle la maison de Barcelone. La partie senestre évoque saint Pierre, patron de l'église.[10]