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Départements français Guadeloupe
[ ] Histoire
[ ] Peuplements amérindiens
Selon les connaissances actuelles, les Arawaks, des amérindiens venus du bouclier guyanais, furent les premiers à avoir occupé la Guadeloupe. Ce peuple pacifique de pêcheurs aurait vécu là jusqu?au IXe siècle.
À cette date, selon une thèse aujourd'hui sujette à controverse, les Arawaks auraient été massacrés à l'arrivée des indiens caraïbes (appelés aussi Kalinagos ou Caribes), un peuple guerrier pratiquant le cannibalisme, en dehors des femmes qui leur transmirent leur langue. Il est en effet aussi probable qu'en dépit des pratiques initiales des nouveaux arrivants, ces deux peuples se soient métissés pour former une population autochtone originale ayant gardé la trace de la culture précédente, d'autant que les ressources abondantes de la Grande-Terre pouvaient les faire vivre en relative paix avec les autres caribes insulaires de la région.
Ces indiens baptisèrent l?île, Karukera (« l'île de gommier », l'arbre nommé caloucéra en langue caraïbe) ; ils occupèrent les lieux jusqu'à la fin du XVe siècle, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée des premiers européens qui la surnommèrent Calaou çaera, « île aux belles eaux ».
[ ] Conquête espagnole et expulsion des amérindiens
L'histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive sur l'île de la Basse-Terre lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage au monastère espagnol où Christophe Colomb fit un pèlerinage après son premier voyage au Nouveau Monde en 1492 et vint remercier pour cette découverte. La Guadeloupe est alors peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l'île depuis le VIIIe siècle.
En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l'île de la Dominique.
[ ] Première colonisation française et développement de la traite des Noirs
À partir de 1635, Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l'Amérique. C'est le début de la colonisation de l'archipel.
Les débuts de la colonisation sont difficiles, quatre compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes. La population augmente cependant rapidement et l'esclavage se développe. En 1656, les esclaves sont déjà 3 000 à travailler sur l'archipel, pour une population de 15 000 personnes[1].
La Guadeloupe et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi de France Louis XIV, qui décide alors de développer la culture de la canne à sucre, plus onéreuse mais beaucoup plus rentable [Quoi ?], en donnant des terres à des officiers supérieurs et en les encourageant à y importer des esclaves ; cependant la population d'esclaves diminue en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes).
Dès 1671, le monopole de la Compagnie des Indes occidentales est aboli pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des Français et des Anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre. La Guadeloupe est encore habitée par de nombreux colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux.
Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobites profite de la contrebande et prend son essor.
L'augmentation rapide de la population d'esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie royale d'Afrique, fondée en 1672. Face à cette concurrence, la Compagnie des Indes occidentales sera dissoute en 1674.
L?essor de l'esclavage en Guadeloupe est cependant moins rapide qu'à la Martinique, à qui la traite négrière réserve les esclaves les plus résistants et où Louis XIV a installé plus de nobles de rang élevé et où la population noire double entre 1673 et 1680[2]. Dès 1700, la population d'esclaves en Guadeloupe est remontée à 6 076 personnes, beaucoup moins qu?en Martinique. Cette différence explique aussi qu'un siècle plus tard, en 1794, Victor Hugues ait pu se rendre maître de la Guadeloupe pour le compte de la Révolution française alors que la Martinique est restée sous la domination des grands planteurs de sucre alliés aux Anglais dans le cadre du traité de Whitehall.
[ ] Conflits franco-britanniques et abolition temporaire de l?esclavage
Après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s'emparent une première fois de la Guadeloupe en 1759. Ils ne la conserveront que jusqu'en 1763 (traité de Paris).
À partir de 1775, la Guadeloupe, n'est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l'autorité du gouverneur des îles du Vent.
En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques reprennent brièvement possession de l'île, après la défaite le 20 avril de Basse-Terre et la capitulation du général et gouverneur depuis 1792, Georges Henri Victor Collot.
Un commissaire de la République, Victor Hugues, les en chasse dès l'été, aidé par les esclaves auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l'abolition de l'escla
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