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Savoie
[ ] Étymologie
Le nom Savoie provient de l'ancien territoire Sapaudie (en latin sapaudia, vers 354), qui signifierait le "forêt de (ou pays des) sapins" (du gaulois sapo : sapin et wald : forêt. Sap-Wald ou Sap-Vaud)[1]. Le nom aurait ensuite dérivé, chez les Romains, en Sabaudia, Sabogla. Il est fait mention à la fin du IVe siècle de la Sapaudia dans les Res Gestae d?Ammien Marcellin, puis au Ve siècle dans la Notitia Dignitatum et la Chronica Gallica de 511[2]. Le latin du XIe siècle le fait dériver avec un "v" en Savogia, ager Savogensis, jusqu'à Saboia, Savogia et enfin Savoie[3].
Dans un ouvrage de 2002, les auteurs Joseph Henriet et Thierry Mudry s'opposent à cette définition en indiquant dans une note que Sapaudia est un « syntagme composé de mots d'origine néolithique et arpétare : Sapau (riches pâturages), di (région) et a (la). La Savoie est donc simplement la région des riches pâturages. »[4]
[ ] Géographie
[ ] Délimitation
La Savoie est délimitée par
- le Rhône et le Léman au nord ;
- la crête des Alpes, d'est au sud : massif du Chablais, massif du Mont-Blanc, col du Petit-Saint-Bernard, col de l'Iseran, col du Mont-Cenis, massif des Arves, Belledonne ;
- la commune les Marches, au sud, frontière avec le Dauphiné ;
- le massif de la Chartreuse, au sud-ouest ;
- la rivière Guiers, à l'ouest.
La Savoie forme ainsi un « bloc solide, une sorte d'épais tronc d'arbre allongé du Nord au Sud sur 145km et gonflé d'Est en Ouest sur une centaine, soit une superficie un peu supérieure 10000 km² »[5]. Ce territoire compact offre des paysages variés, marqués par l'empreinte alpine, des Préalpes, les basses terres, aux sommets enneigés des Alpes, reliées par de grandes vallées intra-alpines. Ces dernières se trouvent à l'origine du découpage provincial traditionnel (Voir le tableau ci-dessous pour le découpage interne provincial).
[ ] Les sous-régions naturelles
On peut distinguer quatre types de régions naturelles en Savoie[6] :
- en tout premier lieu, en venant de France, l'avant-pays alpin (Avant-pays savoyard, Chautagne) constitué de plis jurassiens, précédant une plaine formée par des molasses jurasiennes (Val du Bourget et le lac du Bourget, Val d'Yenne, Albanais, Semine, bas-genevois). Un fleuve, le Rhône, entrecoupe ce paysage monotone. Il est rejoint par quelques rivières, encaissées dans ce relief[7], comme, au Sud, le Guiers, puis le Fier et son affluant le Chéran, plus au nord, Les Usses.
- puis viennent les préalpes avec des massifs autonomes, de moyennes altitudes, séparés entre-eux par des cluses et des Alpes par le sillon alpin. Du Sud au Nord, le Chablais (n°1 sur la carte) ; les Bornes (n°4) ; les Aravis (n°5) ; les Bauges (n°6). Paul Guiconnet les décrit comme : « les Préalpes sont donc une symphonie en trois couleurs : blancs bleutés du calcaire, sapins noirs et verts patûrages »[8]. De nombreuses rivières découpent ces ensembles montagneux : les Dranses dans le Chablais ; le Giffre ; le Borne dans le massif du même nom ; le Chéran ; le Guiers-Vif.
- ces massifs sont donc séparés par des grandes vallées transversales - appelés parfois dans de vieux ouvrages « vestibules de montagnes » - qui « vivent chacun sous leur nom distinctif »[9] : la vallée de l'Arve de Chamonix à Genève, appelée Faucigny et la cluse de Cluses ; le Genevois ponctué par la cluse d'Annecy et son lac, les cluses de Faverges et d'Ugine avant de rejoindre la Combe de Savoie, partie intégrante du sillon alpin, où débouche la vallée de l'Isère, appelée aussi Tarentaise ; cette dernière est rejointe par de l'Arc en provenance de la Maurienne ; au bout, le sillon se poursuit en Dauphiné et il est rejoint par la cluse de Chambéry.
- Enfin, les Alpes, grands massifs critallins, que l'on peut divisé en sous-ensembles : massif du Mont-Blanc, massif du Beaufortain, massif de la Lauzière et Vanoise.
Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est vue attribuée trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :
D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particuliers réussissent à maintenir un milieu m
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