Données issues de l'encyclopédie Wikipedia
Seine
[ ] Étymologie
Seine vient du latin Sequana, lui-même emprunté aux peuplades gauloises autochtones.
L'Yonne et la Seine auraient été considérées comme jumelles, seul le cours supérieur ayant été appelé Seine après transcription par César du mot latin (I)sicauna en Sequana. On y retrouve le nom de l'Yonne : Icauna ou Icaonna. (Le nom de Seine pourrait donc être un diminutif du nom de l'Yonne.)
L'origine du nom Sequana est obscure. Certains y voient une erreur de transcription d'un ou de plusieurs mots celtes différents. D'autres un toponyme préceltique, au motif que le groupe 'kw' n'existe pas en celtique gaulois et britonnique, où il a évolué en 'p' (exemple : pimp en gallois, pemp en breton, par contre latin quinque > cinq. Ils procèdent tous de l'indo-européen *kwenkw). Cependant, cette évolution a pu se produire postérieurement à l'attribution du nom Sequana par les premiers arrivants celtes : ceux-ci semblent en effet avoir parlé un « proto-celtique » où la mutation /kw/ > /p/ n'était pas encore réalisée, comme l'attesteraient certaines inscriptions celtibères retrouvées en Espagne.
Mais rien n'empêche une réinterprétation du nom en *se-ku-ana, l'élément -ana(m) transcrit par le latin paludem dans le glossaire d'Endlicher ("De nominibus Gallicis" basé sur des copies, dont la plus ancienne date de 796 ) est fréquent par ailleurs. le nom de l'Yonne contiendrait bien plutôt l'élément -onno donné pour flumen, lui aussi répandu, dans ce même document. On peut douter de la celticité de ces deux termes, utilisés pourtant en gaulois semble-t-il.
Vue de la Seine à Paris, depuis le pont du Carrousel
[ ] Géographie
[ ] Le cours de la Seine
Au pont de Normandie, près de l'embouchure
La Seine est partagée en cinq parties, d'amont en aval[4] :
- la Petite Seine, de la source à Montereau
- la Haute Seine, de Montereau à Paris
- la traversée de Paris
- la Basse-Seine, de Paris à Rouen
- la Seine Maritime, de Rouen à la mer
La faible déclivité de la vallée de la Seine, en Île-de-France et en Normandie, a causé la formation de multiples et profonds méandres. Pour la même raison, les effets de la marée se font sentir sur une centaine de km, jusqu?à Poses (barrage le plus aval) et se manifestaient jusqu?à un passé récent, par le phénomène du « mascaret », appelé barre en Normandie.
La Seine est une voie navigable très importante, reliant Paris à la Manche. De ce fait, deux des plus importants ports fluviaux de France s'y trouvent : Paris (port de Gennevilliers) et Rouen qui est également un important port maritime permettant le transbordement (c'est le premier port céréalier d'Europe). Elle est navigable en amont de Paris jusqu?à Nogent-sur-Seine, important port céréalier. Autres ports fluviaux notables : Limay-Porcheville (agglomération de Mantes-la-Jolie), Montereau (sites gérés par le port autonome de Paris).
Vue panoramique de la Seine avec le pont Saint-Michel à gauche et Notre-Dame de Paris à droite
De nombreuses industries sont situées le long de la vallée de la Seine, notamment automobile (Poissy, Flins, Cléon, Sandouville), pétrochimie (Port-Jérôme, Gonfreville-l'Orcher, Notre-Dame-de-Gravenchon, Petit-Couronne), centrales thermiques (Porcheville, Saint-Ouen).
L'eau de la Seine est utilisée pour le refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent.
Le lac artificiel de la Forêt d'Orient, en amont de Troyes, a été créé dans les années 1960 pour régulariser le débit du fleuve.
La Seine à Paris (vue de la Tour Eiffel)
Le pont Boieldieu à Rouen
Carte de la vallée de la Seine, vers 1750, BNF
Curiosité : les sources de la Seine sont la propriété de la ville de Paris depuis 1864. Une grotte artificielle a été construite l'année suivante pour abriter la source principale et la statue d'une nymphe symbolisant le fleuve. Cependant, la capitale s'en est désintéressée et l
|