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Départements français Yvelines
[ ] Géographie
Le département des Yvelines fait partie de la Région Île-de-France. Situé au centre du bassin parisien, à l'ouest et au sud-ouest de Paris, à une vingtaine de kilomètres de la capitale (Chatou est à 17 km de Paris, Versailles à 25 km), il est limitrophe des départements du Val-d'Oise au nord, des Hauts-de-Seine à l'est, de l'Essonne au sud-est, d'Eure-et-Loir au sud-ouest et de l'Eure au nord-ouest.
L'est du département, ainsi que le nord le long de la Seine, font partie de l'agglomération parisienne, tandis que le reste du département est encore rural, et possède de vastes zones boisées (forêt de Rambouillet).
Montigny-le-Bretonneux, bassin de la Sourderie
Les principales villes (population supérieure à 30 000 habitants) sont dans l'ordre décroissant : Versailles (préfecture), Sartrouville, Mantes-la-Jolie (sous-préfecture), Saint-Germain-en-Laye (sous-préfecture), Poissy, Montigny-le-Bretonneux, Conflans-Sainte-Honorine, Les Mureaux, Plaisir, Houilles. Elles se trouvent en majorité dans le nord-est du département, ainsi que la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines qui comprend sept communes, dont Montigny-le-Bretonneux, regroupées en communauté d'agglomération.
Deux parcs naturels régionaux se trouvent entièrement ou partiellement dans les Yvelines : le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse (21 300 ha) et une partie du parc naturel régional du Vexin français (11 984 ha sur un total de 65 670 ha).
[ ] Relief et géologie
La colline de la Revanche à Élancourt (butte artificielle).
Le relief des Yvelines est celui d'une plaine découpée par des vallées relativement marquées, d'une altitude moyenne de 150 mètres environ. Son point culminant, 201 mètres[2], se situe dans le bois de Galluis à Lainville-en-Vexin, à l'extrême nord du département, dans la bordure sud du Vexin français (toutefois une butte artificielle située à Élancourt atteint 231 mètres[3]). Son point le plus bas, 9 mètres[2], est à Limetz-Villez, point le plus à l'ouest du cours de la Seine au point où elle quitte les Yvelines pour entrer dans l'Eure.
La structure géologique des Yvelines s'insère dans celle de l'Île-de-France et plus généralement du bassin parisien, vaste cuvette sédimentaire, approximativement centrée sur Paris. Elles est formée d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, alternant calcaires, marnes, sables et argiles. Ces couches reposent sur un socle épais de craie du crétacé supérieur qui affleure sur les versants de certaines vallées. Les sédiments tertiaires ont été fortement érodés par les cours d'eau, principalement la Seine et remplacés dans le fond des vallées par des alluvions quaternaires. Sur les plateaux, d'importants dépôts éoliens de l?ss ont donné naissance à de riches sols agricoles.
Certaines couches géologiques sont exploitées pour la production de matériaux de construction. Il s'agit surtout de granulats alluvionnaires (sables, graviers...) extraits des terrasses alluviales de la Seine ou du lit majeur du fleuve, exploités notamment près de Mantes-la-Jolie (boucles de Guernes et de Moisson), de calcaires et argiles pour la fabrication de ciment, exploités dans la carrière de Guitrancourt (Ciments Calcia, groupe Italcementi)[4]. C'est une carrière de Sandrancourt (commune de Saint-Martin-la-Garenne), exploitée par la Compagnie des sablières de la Seine (groupe Lafarge) qui fournit le sable de l'opération Paris-Plages[5].
Dans le passé d'autres roches ont été largement exploitées, comme le gypse dans le secteur de l'Hautil, le calcaire grossier pour la construction dans le secteur de Saint-Germain-en-Laye, activité encore évoquée par des toponymes tels que Carrières-sur-Seine, Carrières-sous-Poissy, Carrières-sous-Bois, la craie pour la production de blanc d'Espagne à Bougival, mais aussi le grès et la pierre meulière dans diverses communes, notamment dans la vallée de Chevreuse.
Les anciennes carrières, nombreuses dans le département, présentent des dangers d'effondrement qui sont répertoriés par l'« Inspection générale des carrières des Yvelines, de l'Essonne et du Val-d'Oise ». 96 communes sont concernées.[6]. Un autre risque pour les constructions, lié au retrait de l'argile en cas de sècheresse, affecte particulièrement le département[7]. Des plans de prévention du risque « argile » étaient à l'étude en 2007 pour cinq communes : Auteuil-le-Roi, Bréval, Magnanville, Saint-Cyr-l'École, Saint-Nom-la-Bretèche[8].
Les plissements des couches profondes ont été mises à profit pour créer des stockages de gaz naturel en aquifère profond à Beynes et Saint-Illiers-le-Bois (GdF-Suez)
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