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Pays du monde (nom des pays en français) Liban
[ ] Étymologie
- Le nom officiel du pays est République libanaise.
Liban vient de la racine sémitique Lubnan signifiant blanc, en référence au manteau neigeux qui recouvre les montagnes libanaises en hiver, un paysage plus que singulier dans cette région aride et déficitaire en eau qu'est le Proche-Orient. Le nom du pays est mentionné dans trois des douze tablettes de l'Epopée de Gilgamesh (2900 av. J.-C.), dans des textes de la bibliothèque d'Ebla (2400 av. J.-C.), ainsi que 71 fois dans l'Ancien Testament.[9],[10]
[ ] Histoire
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En bordure de la mer Méditerranée, le Liban fut dès l'époque phénicienne un carrefour culturel et commercial. Sur son territoire, des communautés de confessions diverses ont coexisté dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. Au Proche-Orient, le Liban présentait ainsi un visage original d'un État pluriconfessionnel, dont le développement fut longtemps assuré par un système bancaire parmi les plus performants au monde, ce qui lui valut le titre de Suisse du Proche-Orient. Néanmoins, le Liban a connu plusieurs guerres civiles et régionales, notamment entre 1975 et 1990. Tristes années noires où notamment Israël et la Syrie ont essayé de tirer profit de la situation intercommunautaire désastreuse en s'ingérant dans les affaires internes du pays. Il est maintenant exsangue et le régime n'arrive plus à retrouver sa stabilité et son indépendance d'autrefois.
[ ] Histoire Ancienne
Les premières traces de peuplement du Liban remontent à plus de 7000 ans, à 5000 AV JC. Les archéologues ont découvert à Byblos, qui est considérée comme étant "le plus vieux village du monde"[11], des restes de huttes préhistoriques, des armes primitives, ainsi que plusieurs jarres d'argile, qui semblent dater des époques Néolithique et Chalcolithique, durant lesquelles vivaient, sur les bordures de la Méditerranée, plusieurs communautés de pêcheurs.[1]
Le Liban fut la mère patrie des Phéniciens, ce peuple marin aventureux qui se développait sur tout le pourtour de la Méditerranée, notamment avant l'avènement de Cyrus II dit le "Grand", un grand empereur perse.[12]. Après 200 ans de domination perse, les Macédoniens, sous l'égide d'Alexandre le Grand, attaquent et assiègent Tyr en -332, alors la plus grande ville phénicienne, durant sept mois.[13],[14] Depuis ce temps, et jusqu'à son indépendance en 1944, le pays fut sous la domination de plusieurs grandes puissances étrangères, qui marquèrent plus ou moins durablement le pays : les Perses, les Assyriens, les Macédoniens, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Croisés, l'Empire ottoman, et enfin la France.
[ ] Mandat Français
[ ] Politique
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Le Liban est une république parlementaire, régie par la constitution du 23 mai 1926, qui a été modifiée six fois depuis, la modification la plus importante étant les accords de Taef qui réorganise le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses. La constitution stipule que le Président, obligatoirement chrétien maronite, est élu par le Parlement (Majlis AL Nuwab ou Chambre des Députés) à la majorité des deux-tiers et pour six ans. Il n'est pas directement rééligible sauf modification de l'article 49 de la Constitution. Ses pouvoirs ont cependant été réduits au profit du Premier Ministre depuis les accords de Taef. Ce dernier doit être musulman sunnite et est responsable devant les députés ainsi que le président de l'Assemblée nationale, qui lui doit être musulman chiite. L'Assemblée Nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct.
[ ] Tensions entre communautés
La diaspora libanaise ainsi que l'implantation palestinienne au Liban sont deux sources de conflits communautaires. Les chrétiens réclament la participation de la diaspora majoritairement chrétienne à la vie politique libanaise en lui permettant d'exercer son droit de vote. Les sunnites, quant à eux, encourageraient la naturalisation des Palestiniens ce qui aurait comme conséquence d'accroître considérablement le nombre de sunnites libanais. La communauté chiite, quant à elle, s'opposerait à l'un et à l'autre de ces projets : d'une part elle s'oppose au droit de vote de la diaspora libanaise car cela renforcerait catégoriquement le pouvoir des chrétiens au Liban, et d'autre part elle s'oppose à la naturalisation des Palestiniens car elle estime que cela serait de l'intérêt de l'État d'Israël.
[ ] Subdivisions
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