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Pays du monde (nom des pays en français) Roumanie
[ ] Toponymie
România, le nom du pays, est un néologisme du XIXe siècle, mais il s'appuie sur le nom par lequel les locuteurs de langue roumaine se désignaient depuis leurs origines, et qui est attesté par écrit dès le XVIe siècle. Cet endonyme de români est relié à l'Empire appelé aujourd'hui byzantin mais dont le nom réel et officiel était ??????? (Romania), de Rome, ancienne capitale de l?Empire romain. On sait que les Grecs jusqu'au XIXe siècle se définissaient comme ??????? (Roméi) ou ?????? (Romii)[3] et non ??????? (Hellènes, mot qui ne désignait alors que les Grecs antiques) et encore moins ?????????? (Byzantins, mot inventé en 1557). En fait tous les habitants de l'Empire romain d'orient se définissaient comme ??????? (Romées), qu'ils fussent Albanais, Arméniens, Aroumains, Grecs ou Roumains. Ce n'est que peu avant la guerre d'indépendance que les Grecs, toujours qualifiés de « Roumis » par les Turcs, vont commencer à se désigner comme ??????? (Hellènes), tandis que Roumains et Aroumains continuent à être désignés par l'exonyme de « Valaques ».
L'endonyme români par lequel s'identifiaient les Roumains, ne désignait pas au Moyen Âge une nationalité, mais simplement une origine et une langue communes (limba româneasc?)[4]. Les roumanophones s'identifiaient par leur origine géographique : moldovean (Moldave), ardelean (Transylvain), muntean (de Valachie centrale), oltean (d'Olténie), maramure?ean (du Maramure?), b?n??ean (du Banat) ou dobrogean (de Dobrogée). Ce sont Émile Ollivier, Élisée Reclus et Edgar Quinet, inventeurs du principe selon lequel on doit désigner un peuple par le nom qu'il se donne lui-même, qui ont imposé dans les langues étrangères le terme de « Roumains » à la place de « Valaques », « Moldo-valaques », « Moldaves », « Moldaviens », « Vlachs », « Volokhs », « Wallachiens » et autres « Romounes » devenus d'ailleurs flous et parfois péjoratifs (voir Origine des roumanophones).
[ ] Données spatiales et physiques
[ ] Site et situation
Située au sud-est de l'Europe, la Roumanie a des frontières avec (dans le sens horaire) la Bulgarie au sud, la Serbie au sud-ouest, la Hongrie à l'ouest, l'Ukraine au nord, la Moldavie au nord-est, de nouveau l'Ukraine au nord-est et ouverture sur la mer Noire à l'est.
Le bassin central transylvain est séparé de la plaine de Moldavie à l'est par les Carpates et de la plaine de Valachie au sud par les Alpes de Transylvanie.
La Roumanie possède 24 milles nautiques de zone contiguë et 12 mille nautiques de mer territoriale.
Sur leur flanc oriental, les États formant l'actuelle Roumanie ont subi, depuis la fin du XVIIIe siècle, la pression de l'Empire russe puis de l'URSS : de cette pression découlent une controverse identitaire (particulièrement vivace en Moldavie) et un litige territorial et maritime, avec l'Ukraine. Concernant l'extrémité orientale de leur frontière commune, la Roumanie et Ukraine ont porté devant la Cour internationale de justice de La Haye un conflit qui les oppose sur cinq îles du bras danubien de Chilia et sur le partage du plateau continental autour et au sud de l'Île des Serpents, dont les 12 200 km2 contestés pourraient receler 100 milliards de mètres cubes de gaz[5]. Il s'agit de territoires occupés par l'URSS en 1948, après le Traité de Paix de Paris de 1947. Concernant le plateau continental, la Cour a rendu son arrêt le 3 février 2009, attribuant 2 500 km2 à l'Ukraine, et 9 700 km2 à la Roumanie[6].
[ ] Régions traditionnelles
La Roumanie moderne s'étend sur plusieurs régions historiques, héritées de la géographie |