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Pays du monde (nom des pays en français) Somalie
[ ] Histoire
[ ] De l'Antiquité aux années 1960
Certains auteurs [Qui ?] affirment que durant l'Antiquité, la région connue par les Égyptiens sous le nom du pays de Pount était en Somalie. La côte était connue par les Romains, les Grecs, et les Indiens puisque ce fut le plus important centre commercial pour la myrrhe et l'encens ainsi que dans une moindre importance pour l'ébène et l'or. Les commerçants arabes s'installent sur la côte et les Somalis adoptent l'islam (qui s'implante définitivement à partir du XIIIe siècle ; c'est le début du sultanat).
Durant le Moyen Âge, les relations avec le royaume voisin d'Éthiopie deviennent tendues. Au XVIe siècle, le Portugal s'intéresse à la côte, mais ne réussit pas à s'y installer. À partir de 1875, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie revendiquent son territoire, tandis que l'empereur Ménélik II, en Éthiopie, projette d'envahir le pays.
Durant les années 1880 et 1890, l'Italie acquiert également divers territoires sur la côte du Benadir[réf. nécessaire] qu'elle réunit en une colonie en 1905[10] qui est officialisée par une loi du 5 avril 1908[11]
Malgré une résistance à l'occupation occidentale organisée par Mohamed Hassan, l'Italie, dirigée par Mussolini finit par contrôler la Somalie, ainsi que l'Éthiopie et le nord du Kenya jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Le 3 août 1940 (ou le 4 selon d'autres sources), environ 40 000 Italiens envahissent le Somaliland britannique sous le commandement du général Guglielmo Nasi[12]. Ils s'emparent en quelques jours de plusieurs villes mal défendues[12]. Les forces britanniques au Somaliland reçoivent quelques renforts et un nouveau commandant, le major-général Godwin-Austen[12]. Jugeant les forces en présence trop inégales, ce dernier demande le 15 août le retrait des troupes britanniques[12]. Les derniers soldats britanniques sont évacués vers Aden le 17[12]. Les Italiens s'emparent de Berbera le 19 et annexent le Somaliland britannique à l'Afrique orientale italienne[12]. Lors de cette campagne, les pertes britanniques sont de 38 tués, 71 blessés et 49 disparus contre 465 tués, 1530 blessés et 34 disparus pour les Italiens[13].
En 1949, l'Organisation des Nations unies (ONU) accorde à l'Italie un protectorat sur la Somalie tandis qu'un an plus tôt, la région de l'Ogaden fut attribuée à l'Éthiopie. Le drapeau actuel a été adopté le 12 octobre 1954.
En 1960, la Somalie accède à l'indépendance. L'État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland). Par ailleurs, la France s'était attribuée dès 1862 la future république de Djibouti, qui devient un État souverain indépendant en 1977.
De 1960 à 1969, et sous la présidence d'Aden Abdullah Osman Daar puis de Abdirashid Ali Shermarke, la Somalie tente d'instaurer un gouvernement démocratique mais des luttes claniques entre le nord et le sud du pays, les relations tendues avec les pays limitrophes, font de ces années une période instable.
[ ] L'ère Barre[14]
En 1969, le général Mohamed Siyaad Barre s?empara du pouvoir par un coup d?État et remplaça le gouvernement élu démocratiquement par le nouveau régime de la République démocratique de Somalie[15]. En raison des liens étroits que la Somalie entretenait alors avec l'URSS, Barre déclara que le pays allait désormais être un État socialiste. Cette alliance entre les deux pays fut éphémère puisqu?en 1977, la Somalie tenta de prendre le contrôle de l'Ogaden, un territoire éthiopien, au cours du conflit dit de la guerre de l'Ogaden. Au lieu de soutenir la Somalie dans ses démarches expansionnistes, l'Union soviétique soutint plutôt le gouvernement marxiste de l?Éthiopie, ce qui mit fin aux bonnes relations entre les deux alliés. Les États-Unis se rapprochèrent ensuite de la Somalie[16]. La guerre de l'Ogaden (1977-1978) a contribué à affaiblir le pouvoir de Barre et a favorisé l'installation d'une famine endémique dont le paroxysme est atteint en 1984.
Le pays a été tourmenté dans les années 1990 par les factions politiques. Le népotisme officiel ainsi que la corruption ont ébranlé la confiance envers le gouvernement central. Un climat de mécontentement régnait alors envers le régime du président dictateur Siyaad Barre, ce qui mena à son effondrement en 1991. Le pays fut dès lors plongé dans un état proche du chaos[17]. En effet, suite à cet incident, la Somalie est devenue un État défaillant (Failed State)[18]. Le pays est tombé sous la gouverne de seigneurs de guerre sans idéologie ni agendas politiques[19]. Leurs seules motivations étaient l?appât du gain illicite et le pillage[20]. Le trafic de drogues et d?armes faisait partie de leurs activités. Ainsi, ces seigneurs de guerre s?opposaient à la création de tout gouvernement central en raison de la menace que posait un tel gouvernement sur leurs activités illicites[21].
L?effondrement du régime de Siyaad Barre entraîna le pays dans une guerre civile entre la faction qui supportait le président intérimaire Ali Mahdi Mohamed et la faction qui soutenait le Général Mohamed Farrah Aidid[22]. Ce conflit était en fait le reflet de la rivalité entre les deux cl
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