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Pays du monde (nom des pays en français) Somalie
[ ] Histoire
Durant l'antiquité, la Somalie fut connue par les Égyptiens sous le nom du pays de Pount. La côte était connue par les Romains, les Grecs et les Nubiens puisque ce fut le plus important centre commercial pour la myrrhe et l'encens ainsi que dans une moindre importance pour l'ébène et l'or. Le nord du pays fut rattaché au royaume éthiopien du IIe au VIe siècle ; ensuite les commerçants arabes s'installent sur la côte et les Somalis se convertissent à l'islam(qui s'implante définitivement à partir du XIIIe siècle) ; c'est le début du Sultanat. Durant le Moyen-Âge, les relations avec le royaume voisin d'Éthiopie deviennent tendues. Au XVIe siècle, le Portugal s'intéresse à la côte, mais ne réussit pas à s'y installer. À partir de 1875, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie revendiquent son territoire, tandis que l'empereur Ménélik II, en Éthiopie, projette d'envahir le pays. Malgré une résistance à l'occupation occidentale organisée par Mohamed Hassan, l'Italie, dirigée par Mussolini finit par contrôler la Somalie, ainsi que l'Éthiopie et le nord du Kenya jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Le drapeau actuel a été adopté le 12 octobre 1954.
[ ] Histoire politique
En 1949, les Nations unies accordent à l'Italie un protectorat sur la Somalie tandis qu'un an plus tôt, la région de l'Ogaden fut attribuée à l'Éthiopie.
En 1959, la Somalie accède à l'indépendance. L'État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland). Par ailleurs, la France s'était arrogé dès 1862 la future république de Djibouti, qui devient un État souverain indépendant en 1977.
De 1960 à 1969, et sous la présidence d'Aden Abdullah Osman Daar puis de Abdirashid Ali Shermarke, la Somalie tente d'instaurer un gouvernement démocratique mais des luttes claniques entre le nord et le sud du pays, les relations tendues avec les pays limitrophes, font de ces années une période instable.
[ ] L'ère Barre
En 1969, à la suite d'un coup d'État et de l'assassinat d'Abdirashid Ali Shermarke, Mohamed Siyad Barre prend la tête du Conseil révolutionnaire suprême.
La guerre de l'Ogaden (1977 - 1978) contribue à affaiblir le pouvoir de Barre et favorise l'installation d'une famine endémique dont le paroxysme est atteint en 1984 (à cette époque, les citoyens des pays industrialisés sont invités à faire des dons : on parle de donner « du riz pour les Somaliens »). Pour continuer à gouverner, Barre est amené à durcir son régime. Les émeutes de 1990 le contraignent à l'abandon.
En 1991, le nord du pays déclare son indépendance et prend le nom de Somaliland, où les Issak, un des cinq grands clans (avec les Darod - Barre était Darod -, les Hawiyé, les Dir et les Sab) sont majoritaires. Siad Barre est finalement destitué le 26 janvier 1991. Ali Mahdi Muhammad lui succède jusqu'en novembre 1991, sans jamais réussir à s'imposer politiquement et militairement sur l'ensemble du territoire.
La Somalie n'a pas eu de gouvernement central depuis la fin de la dictature de Siad Barre.
[ ] Intervention de l'Organisation des Nations unies de 1992
Suite à la guerre civile et aux menaces de famine, les Nations unies lancent une opération dite humanitaire à Mogadiscio à partir d'avril 1992 : l'Opération des Nations unies en Somalie. Les « casques bleus » pakistanais subissant de lourdes pertes face aux factions somaliennes, les grandes puissances interviennent.
En décembre 1992, sous mandat de l'ONU, les États-Unis lancent une opération dite humanitaire encadrée par son armée : l'opération « Restore Hope » (« Rendre l'espoir »). Il s'agit de la première intervention menée au nom du droit international d'ingérence humanitaire.[réf. nécessaire]
Le 3 octobre 1993, des forces spéciales (Rangers et Delta Force) des États-Unis arrêtèrent des proches de Mohamed Farrah Aidid, un des chefs de guerre qu'ils cherchaient à appréhender depuis août 1993, mais l'intervention tourna à la guérilla urbaine et finalement au fiasco ; c'est la Bataille de Mogadiscio durant laquelle 18 soldats américains (un 19e meurt quelques jours après) ainsi qu'un casque bleu malaisien et près d'un millier de Somaliens trouvèrent la mort. Les évènements d'octobre 1993 entre Aidid et les rangers américains ont inspiré le film La Chute du faucon noir de Ridley Scott en 2001.
De 1993 à 1995, les Nations unies envoient une force de maintien de la paix mal acceptée par la population. Devant les pertes américaines après l'opération du 3 octobre 1993, Bill Clinton décide de retirer ses troupes, et l'ONU prend le relais ; impuissante à normaliser la situation, elle se retirera définitivement en 1995. Le bilan humain pour l'ONU est de 151 casques bleus et 3 civils étrangers employés par les Nations-unies tués lors de cette opération.
En 1998, le nord-est du pays, le Puntland, déclare son indépendance.
Le 26 août 2000, le Parlement de transition en exil élit un nouveau président en la personne de Abdiqassim Salad Hassan, dans un contexte particulièrement difficile. Le pays reste aux prises avec des rivalités claniques.
[ ] Élection de Abdullahi Yusuf Ahmed
Le 10 octobre 2004, les parlementaires somaliens réunis à
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