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Pays du monde (nom des pays en français) Togo
[ ] Histoire
Le Togo tire son nom de Togodo (L´autre Rive) aujourd'hui Togoville, une ville coloniale germanique, première capitale du pays qui est située à l'est de la capitale Lomé.
[ ] Époque coloniale
Le Togo subit le commerce négrier du XVIe au XIXe siècle. En 1884, le roi Mlapa III de Togoville, signe un traité de protectorat avec l?Allemagne (représentée par Gustav Nachtigal), qui perdure jusqu?en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale.
La colonie est alors divisée entre le Royaume-Uni et la France, parfois au prix de la division de certaines ethnies.
La partie sous contrôle français passe sous tutelle de l?ONU en 1946.
Le Royaume-Uni rattache la partie Sud de la région qu?il contrôle au Ghana en 1956.
[ ] L?indépendance
Le Togo acquiert son indépendance, le 27 avril 1960, par un accord avec l?administration française, sous le contrôle de l?ONU. L?autonomie interne remonte à 1956.
En 1958 le CUT partisan de l'indépendance remporte les élections organisée et supervisée par l'ONU et M.Sylvanus Olympio devient premier ministre. Sous l?instigation du commandant français Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrivait à terme, 626 vétérans togolais de l?armée française, dont une grande partie avait combattu en Algérie et en Indochine demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d?État, le 13 janvier 1963, dans lequel Olympio trouve la mort.[1]
C?est donc un président civil, Nicolas Grunitzky (1963-1967) qui est porté au pouvoir, mais quatre ans plus tard, à la suite d?un autre coup d?État, il fuit le pays. Quatre ans plus tard il décède dans un accident de voiture en Côte d'Ivoire.
[ ] Le règne de Gnassingbé Eyadema
Un des organisateurs du coup d?État de 1963, Gnassingbé Eyadema est promu président en 1967. Il supprime les partis politiques et crée le Rassemblement du peuple togolais (RPT).
Une nouvelle constitution, en 1979, instaure la troisième république et donne le pouvoir au président par une élection au suffrage universel. Il est ensuite réélu en 1986.
En 1990, suite à de violentes manifestations, suivies d'une conférence nationale, un premier ministre issu de l'opposition Maître Joseph Kokou Koffigoh est élu premier ministre. L?adoption d?une nouvelle constitution en 1992 n?apaise cependant pas les tensions. En 1993, Eyadema remporte de nouveau l?élection présidentielle boycottée par l?opposition.
Gnassingbé Eyadéma est proche de la défaite, lors des élections de 1998, face à Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte l?élection dans des conditions très controversées.
Gnassingbé Eyadéma est réélu en 2003 suite à un changement dans la constitution pour l?autoriser à se présenter à nouveau.
[ ] Faure Gnassingbé
Gnassingbé Eyadéma décède le 5 février 2005, mettant fin à 38 ans de présidence consécutifs. L?armée prend le pouvoir, en enfreignant la Constitution qui stipule que c?est le président de l?Assemblée nationale (à l?étranger lors du décès de Gnassingbé Eyadema) qui doit présider l?intérim et le confie à un des fils de Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé.
Sous la pression de l?opposition, de l?Union Africaine (UA) et de la communauté internationale, ce coup d?État « échoue » le 25 février 2005 avec la démission de Faure Gnassingbé. La légalité constitutionnelle est rétablie.
Le 24 avril 2005, une élection présidentielle est organisée. Elle se déroule dans des conditions très controversées, l?opposition, dénonçant des fraudes, notamment des vols d?urnes par des militaires. Emmanuel Bob Akitani, chef de l?opposition, se déclare vainqueur avec 70% des voix alors que le gouvernement déclare Faure Gnassingbé élu. Dés l?annonce des résultats, des manifestations éclatent dans les principales villes. Elles seront violemment réprimées par l?armée, faisant 500 morts selon les estimations de la commission d?enquête nationale, plus de 800 selon la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH)[2]. De nombreux Togolais, environ 40 000, se réfugient dans les pays voisin, le Bénin et le Ghana[3]. Le 3 mai 2005, Faure Gnassingbé prête serment et déclare qu?il se concentrera sur « la promotion du développement, le bien commun, la paix et l?unité nationale ».
Depuis, le jeune président est parvenu à rétablir la confiance avec l'Union européenne (UE) après 13 ans d'embargo. Il a en outre donné son accord à la formation d'un gouvernement d'unité nationale. Le Premier ministre est un opposant de longue date, Me Yawovi Agboyibo, président du CAR.
Après de nouvelles élections législatives relativement transparentes deux parties politiques se partagent l'Assemblée nationale : le RPT et l'UFC. Un nouveau premier ministre issu du RPT, Komlan MALLY, est nommé. Ce dernier a été remplacé le 7 septembre 2008 par Mr Gilbert Fossoun Houngbo, qui assumait jusqu'à cette date la direction du bureau Afrique du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) avec rang de secrétaire général adjoint des Nations Unies, comme nouveau Premier Ministre du Togo.
Des élections législatives devraient se dérouler à l'automne 2007 (plusieurs reports ont eu lieu).
[ ] Politique
Sylvanus Olympio est le premier président togolais, mais il est tué au cours du coup d?État du 13 janvier 1963.
Nicolas Grunitzky devient président du Togo à la suite du coup d?État, le premier de toute l?histoire de l?Afrique noire après les Indépendances, organisé par un groupe de soldats dirigé par le sergent Étienne Gnassingbé Eyadema. Nicolas Gruniztky est destitué par coup d?État en 1967 organisé par le même Étienne Gnassingbé Eyadema.
De 1967 au 5 février 2005, Étienne Gnassingbé Eyadema, très critiqué pour ses méthodes de répression envers ses opposants politiques, est président du Togo. Suite à l?absence au pays du président de l?Assemblée nationale, qui selon l?article 65 de la Constitution doit assurer l?intérim de la présidence, l?armée togolaise prend la décision de confier le pouvoir au fils de Gnassingbé Eyadema,
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