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Pays du monde (nom des pays en français) Yougoslavie
[ ] Histoire de la Yougoslavie
[ ] Origine
[ ] Les provinces illyriennes et le romantisme nationaliste
En 1806, les armées napoléoniennes conquièrent la partie nord de la Dalmatie ainsi que l?Istrie, alors sous domination vénitienne, puis en 1809, le sud de la Dalmatie jusqu'à Dubrovnik, la côte monténégrine, la Croatie militaire et la Croatie civile ainsi qu?une grande partie de la Slovénie. En 1810, le Maréchal Auguste de Marmont crée les provinces illyriennes, y impose le code Napoléon et des travaux de construction de route et de déforestation. Le régime français impose aussi l?enseignement d?un même dialecte, le Chtokavien (?tokavski) dans les écoles et encourage son utilisation par les journaux[Lampe 1]. En 1812, ?ime Star?evi? publie une grammaire illyrienne, c?est-à-dire croate, à Trieste. Les défaites de l?armée napoléonienne en Russie en 1812 puis celle de la bataille de Waterloo mettent fin à la courte domination française mais suite à la révolution française de 1789 et aux guerres napoléoniennes, se sont répandues en Europe de nouvelles idées politiques et une notion nouvelle de nationalisme et de démocratie libérale[Hupchick 1]. Après 1814 et le Congrès de Vienne, la diffusion de ces idées est combattue en France, en Russie, en Prusse et dans l?empire des Habsbourg mais malgré la politique répressive des monarchies les idées se répandent et en réaction naît le mouvement des Romantiques et le nationalisme romantique[Hupchick 2].
[ ] L'indépendance de la Serbie
Depuis 1739 et le retour du contrôle ottoman sur la région de Belgrade, les autorités ottomane et le sultan Selim III encourageaient l'autonomie locale des Serbes et finançait ses milices afin d'assurer une certain ordre. Cependant, suite à l'alliance des Serbes avec les Habsbourgs pendant la guerre de 1788-1791 (ou guerre de Ko?a), et face à la crainte du Sultan d'une alliance chrétienne menée par la France de Napoléon contre l'empire Ottoman[Hupchick 3], Selim confisque les armes des milices serbes et les janissaires reprennent le contrôle des provinces serbes en 1801. En 1802, le premier soulèvement serbe commence par une révolte locale contre les janissaires mené par ?or?e Petrovi? dit Kara?or?e, ?or?e le noir, mais en 1804, alors que Selim fait assassiner un grand nombre de leaders locaux[Lampe 2], la répression ottomane transforme ce qui n'était qu'une révolte locale en un mouvement national populaire[Hupchick 4] ayant pour but de se séparer de la domination de l'empire. En 1806 les troupes de Kara?or?e, soutenues matériellement par la Russie du Tsar Alexandre, prennent Belgrade. L'attaque de la Russie et de l'Angleterre contre l'empire Ottoman allié de Napoléon pousse Selim à proposer l'autonomie aux Serbes mais Kara?or?e refuse et signe une alliance avec la Russie en 1807. Cependant en 1807 avec le Traité de Tilsit puis en 1812 avec le Traité de Bucarest la Russie cesse ses attaques contre l'empire ottoman laissant celui-ci libre de mater la rebellions serbe. En 1813, Kara?or?e fuit en Autriche et les ottomans ont repris le contrôle des territoires serbes.
Le second soulèvement serbe débute en 1815 et est mené par Milo? Obrenovi?, qui avait obtenu des Ottomans le titre de knez, ou prince, alors que Kara?or?e était toujours en exil. Obrenovi? négocie et obtient du sultan Mahmud II une certaine autonomie pour les provinces serbes dès 1816. Les Serbes sont autorisés à conserver leurs milices et à se réunir en assemblés de notable (Skup?tina) pour des gouvernements locaux mais les garnisons ottomane restent présentes et une partie des taxes est toujours payé à l'empire[Hupchick 5]. Lorsqu'une nouvelle guerre éclate entre la Russie et l'empire ottoman en 1828 Milo? Obrenovi? est bien placé pour négocier une plus large autonomie pour la Serbie face à la crainte de l'empire ottoman d'une nouvelle alliance Serbo-Russe et, en 1829, le traité d'Edirne (ou traité d'Andrinople) donne à la région de Belgrade le titre de principauté autonome au sein de l'empire ottoman gouverné par Obrenovi? en temps que prince héréditaire. En 1842 Obrenovi? est contraint d'abdiquer face à la monté en puissance de ses opposants religieux, marchants et diplomate qui placent l'héritier de Kara?or?e, Aleksandar Kara?or?evi? sur le trône. L'influence d'Aleksandar est limité face à un de ses ministres, Ilija Gara?anin, favorable à l'établissement d'un état sud-slave rassemblant la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Macédoine, le Kosovo et le nord de l'Albanie et centré sur Belgrade comme décrit dans le Na?ertanije rédigé en 1844[Lampe 3]. Aleksandar Kara?or?evi? regne jusqu'en 1858 lorsque Milo? Obrenovi?, de retour d'exil, reprend le pouvoir. Obrenovi? déclare en 1860 la précédente de la souveraineté Serbe sur l'empire ottoman mais meurt l'année suivante donnant le trône à son fils Mihajlo Obrenovi?. Mihajlo Obrenovi? modernise l'armée, obtient en 1867 le retrait de tout
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