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Données issues de l'encyclopédie Wikipedia

Pays du monde (nom des pays en anglais)
Fiji


[ ] Étymologie

"Fidji", écrit Fiji en anglais, est la prononciation tonguienne du nom de l'île de Viti.

[ ] Histoire

Article détaillé : Histoire de Fidji.

Les premiers habitants des îles Fidji, des Austronésiens sont arrivés du sud-est asiatique longtemps avant que les îles fussent découvertes par l'explorateur Abel Janszoon Tasman au XVIIe siècle. Il y a 5?000 ans (3?000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1?500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont probablement les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Cependant ce n'est qu'au XIXe siècle que les Européens colonisèrent ces îles pour les occuper de manière permanente. En 1874, les îles furent sous contrôle britannique. L'indépendance fut accordée en 1970. Le régime démocratique fut interrompu par deux coups d'État militaires en 1987, car le gouvernement était perçu comme dominé par la communauté indienne.

La Constitution de 1990 favorisa le contrôle par les indigènes mélanésiens des Fidji mais provoqua une émigration importante de la population indienne. La perte de population eut comme conséquence des difficultés économiques, mais assura la majorité aux Mélanésiens. Les amendements décrétés en 1997 rendirent la constitution plus équitable. Les élections libres et paisibles de 1999 permirent de constituer un gouvernement mené par un Indo-Fidjien, Mahendra Chaudhry, mais celui-ci fut renversé en 2000 lors d'un troisième coup d'État mené par George Speight, un homme d'affaires qui s'appuya sur une rhétorique nationaliste indigène. Speight, soutenu par une milice privée, prit Chaudhry en otage et réclama de nouvelles institutions qui établiraient la suprématie politique des indigènes, et interdiraient à nouveau (comme l'avait fait la Constitution de 1990) l'accès au sommet de l'État à tout Indo-Fidjien. La crise fut désamorcée à travers les efforts de médiation menés par le chef des armées, Frank Bainimarama. Speight fut finalement arrêté et condamné à la prison à perpétuité. Chaudhry demeura néanmoins écarté du pouvoir; le banquier et homme politique indigène Laisenia Qarase dirigea un gouvernement de transition, avant d'être élu par la voie démocratique en 2001. Il fut réélu en 2006.

Les Fidji ont été à plusieurs reprises un membre important des missions de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies dans diverses régions du monde.

Un nouveau coup d'État militaire, le 5 décembre 2006, voit l'accession au pouvoir du chef des forces armées, le commodore Frank Bainimarama, et le renversement du gouvernement Qarase, jugé coupable par Bainimarama d'avoir attisé les tensions entre les deux principales communautés ethniques (Fidjiens indigènes et Indo-Fidjiens). Le gouvernement de Qarase avait mené une politique de "discrimination positive" favorisant les indigènes, et certains membres du gouvernement avaient tenu des propos racistes et incendiaires à l'encontre des Indo-Fidjiens. La ministre des Femmes, Asenaca Caucau, avait ainsi annoncé devant le Parlement : « Nous devons surveiller de près les Indo-Fidjiens, car ils sont comme des mauvaises herbes. Ils ont tendance à pousser, à saisir et à s'approprier les terres et la nation ». Bainimarama, lui-même indigène, reproche également à Qarase d'être corrompu et d'avoir préparé une législation qui faciliterait l'amnistie pour les complices de Speight. Qarase dément toute accusation de corruption (aucune preuve n'a été trouvée à ce jour), et dénonce le refus de Bainimarama de désamorcer la crise par le dialogue plutôt que par un coup d?État.

[ ] Politique

Le Président de la République est élu par le Grand Conseil des Chefs pour une durée de cinq ans. Il nomme un Premier ministre et un cabinet issu de la Chambre des représentants, qui a 71 sièges : 25 de ces députés sont élus au suffrage universel ; 23 sont élus uniquement par les électeurs indigènes ; 19 par les électeurs « indo-fidjiens » ; 1 par les indigènes de Rotuma ; 3 par l'ensemble des électeurs appartenant aux autres catégories ethniques (« Européens », « Chinois »...) [6].

La Chambre haute du Parlement, le Sénat, a 32 sièges. Les sénateurs sont nommés par le président de la République. En pratique, les 14 conseils provinciaux nomment chacun un sénateur. Le Premier ministre en désigne neuf, et le chef de l'opposition huit. Le trente-deuxième siège revient à un représentant du Conseil de Rotuma. Le Sénat possède le droit de retarder et d'amender la législation issue de la Chambre des représentants, et peut mettre son veto à toute modification de la Constitution[7].

À l'heure actuelle, l'amiral Frank Bainimarama dirige un gouvernement civil sans aucune légitimité démocratique, issu d'un coup d'Etat, auquel participe Mahendra Chaudhry (ministre des Finances). Ce gouvernement dirige le pays sans Parlement. Bainimarama a promis initialement des élections libres et démocratiques en 2010, puis, subissant une forte pression de la part des pays voisins (et tout particulièrement de la Nouvelle-Zélande), il promit des élections pour « début 2009 ».

Le gouvernement de Bainimarama a annoncé vouloir mettre fin aux politiques fondées sur les clivages interethniques, et pour ce faire, souhaite remplacer les listes électorales communautaires par des listes sans aucune distinction ethnique. Une Charte de Peuple (People's Charter) doit en outre être préparée avant les prochaines élections, avec pour but de « rebâtir Fidji et en faire une nation libre de clivages raciaux, [?] unie, bien gouvernée et réellement démocratique » [8].

Le 10 avril 2009, la Cour d'appel de Fidji a jugé illégal le renversement du gouvernement démocratique pendant le coup d'État de 2006 et Bainimarama a remis sa démission de Premier ministre intérimaire. Le Président Josefa Iloilo a alors annoncé la suspension de la Constitution et assumé les pleins pouvoirs. Le 11 avril 2009, il a nommé[9] de nouveau l'amiral Frank Bainimarama au poste de Premier ministre.

[ ] Subdivisions

Les Fidji sont divisées en quatre parties, appelées divisions. Celles-ci sont simplement appelées division du centre, division du nord, division orientale et division occidentale. L'île de Rotuma, au nord de l'archipel principal, a le statut de dépendance.

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