La partie septentrionale du Yémen fut soumise nominalement à l'Empire ottoman jusqu'en 1918. La monarchie (imamat) y fut abolie le 27 septembre 1962, date à laquelle le pays prit le nom de République arabe du Yémen (communément nommée "Yémen du Nord").
Le 22 mai 1990, la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) et la République démocratique populaire du Yémen (Yémen du Sud) ont fusionné pour former un seul État, la République du Yémen. La même année, le Yémen soutient l'Irak durant la première Guerre du Golfe (1990-1991), sans pour autant valider son annexion du Koweït, ce qui lui vaut des représailles de la part des États-Unis : la monnaie est attaquée et fortement dévaluée, l'Arabie saoudite suit l'allié américain et expulse du royaume le million de travailleurs yéménites privant des millions de familles de ressources.
Du 21 mai au 7 juillet 1994, le Yémen du Sud a vainement tenté de faire sécession sous le nom de "République démocratique du Yémen", avant de retomber sous le contrôle du gouvernement de Sanaa.
Au début du XXIe siècle, le gouvernement doit faire face à des mouvements rebelles islamistes, en particulier des Jeunes Croyants. En 2004, les affrontements près de la frontière avec l'Arabie saoudite ont fait environ 400 morts. Depuis 2004, le Yémen est aussi confronté à une rébellion armée de la minorité chiite zaïdite dans la province de Saada (nord-ouest), qui ne reconnait pas le régime du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1990. Au début du mois d'avril 2005, les forces du gouvernement ont attaqué la position des rebelles islamistes dans les montagnes du nord-est du pays ; trois semaines de combats dans la province de Saada ont provoqué la mort d'environ 200 personnes.
Malgré un ancrage officiel dans le camp occidental et une coopération pour le contrôle de ses côtes, le pays reste un foyer d'instabilité.
Le président est élu pour un mandat de sept ans. Le vice-président et le premier ministre sont nommés par le président. Ali Abdullah Saleh est le président depuis le 22 mai1990.
Le président est le chef de l'État, tandis que le premier ministre est le chef du gouvernement.
Le pouvoir législatif est exercé par une seule chambre de 308 sièges, renouvelée tous les quatre ans.
Le droit du Yémen est basé sur le droit islamique, le droit britannique et les coutumes locales.
La Cour suprême est la plus haute instance du pouvoir judiciaire, mais en pratique, en dehors des grandes villes, la stricte application de la charia est en place.
Le Yemen est divisé en 19 régions ou gouvernorats (en arabe : muhafazah, au singulier et muhafazat au pluriel). Sanaa, la capitale, ayant un statut spécial.