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Pays du monde (nom des pays en espagnol) Tuvalu
[ ] Histoire
[ ] Installation des populations austronésiennes de l'Asie continentale au Pacifique
Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des Austronésiens habitant le littoral de l'actuelle Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencèrent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers le Japon méridional et les Philippines. De nouvelles migrations suivirent des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, vers les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines vers les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont parmi les plus anciens navigateurs pélagiques de l'histoire de l'humanité.
[ ] Avant le XIXe siècle
Les Tuvalu sont habitées depuis le début du Ier millénaire av. J.-C.. Elles semblent avoir été peuplées par des populations polynésiennes (branche océanique des populations austronésiennes) en provenance de Samoa, qui était un centre de diffusion de cette culture.
Vers le milieu du XIIIe siècle, les Tuvalu furent visitée par des Tongiens, mais il n'est pas certain que ceux-cis s'y soient installés. Les Tuvalu demeurèrent néanmoins dans la zone d'influence culturelle, politique et militaire tongienne, et il y eut de nombreux contacts entre les deux ensembles d'îles.[1]
Les étroits et fréquents contacts maintenus avec les voisins gilbertins (I-Kiribati), de langue micronésienne, expliquent la population actuelle de Nui.
Les îles furent visitées pour la première fois par un Européen en 1568, avec l'arrivée de l'Espagnol Alvaro de Mendaña y Neyra.
[ ] Du XIXe siècle à aujourd'hui
Dans les années 1860, des missionnaires samoans de la London Missionary Society s'installèrent sur l'île de Vaitupu. Ils y apportèrent le christianisme, ainsi que l'alphabétisation à travers des Bibles en langue samoane.[2]
Bien qu'aucune colonisation ne fut établie avant 1892, les marchands d'esclaves et les baleiniers venaient parfois dans ces îles avant le protectorat britannique, pour en razzier la population ou en piller les ressources.
En 1892, les îles devinrent une partie du protectorat britannique sur les îles Gilbert et Ellice, les Tuvalu s'appelant alors les îles Ellice. Le protectorat devint une colonie en 1916, regroupée avec celles des Gilbert.
En 1974, les différences ethniques et de développement dans la colonie poussèrent les Polynésiens des îles Ellice à voter pour la séparation avec les Micronésiens des îles Gilbert (appelés désormais les Kiribati).
L'année suivante, le 1er octobre, les îles Ellice devinrent la colonie britannique des Tuvalu.
L'indépendance fut accordée en 1978 sous la forme d'un dominion, le chef de l'État restant la reine britannique (en tant que reine des Tuvalu, titre distinct pour le monarque d'un nouvel État souverain).[3] Formellement, les Tuvalu sont donc un royaume, avec pour chef d'État Élisabeth II des Tuvalu.
L'actuel premier ministre, Apisai Ielemia, fut élu en août 2006.
[ ] Politique
Les Tuvalu sont une démocratie et une monarchie parlementaire. La reine Élisabeth II des Tuvalu est le chef de l'État, représentée sur place par un gouverneur général tuvaluan, Filoimea Telito. Les députés sont élus au suffrage universel et le premier ministre, chef du gouvernement, est issu de la majorité parlementaire.
Le 4 juillet 2005, le Premier ministre Maatia Toafa a annoncé la fin d'un long processus de consultation et l'organisation d'un référendum pour ou contre le maintien d'Élisabeth II comme chef de l'État. Le référendum eut lieu en avril 2008. Le taux de participation fut faible (à peine plus de 20%) ; 1260 électeurs optèrent pour le statu quo, et 679 pour une république. En conséquence, Élisabeth II demeure reine des Tuvalu.[4]
[ ] Géographie
L'eau potable est r
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