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Régions françaises Bretagne
[ ] Étymologie
Le nom « Bretagne » vient du latin Brittania (à l'époque plus rarement écrit Britannia) qui signifie littéralement « le pays des Bretons ». Ce mot est utilisé dès le Ier siècle par les Romains pour désigner la Bretagne insulaire, et plus précisément la province romaine qui s'étendait du sud de l'île jusqu'aux murs protecteurs du nord (le mur d'Agricola, le mur d'Hadrien puis le mur d'Antonin). Le terme latin dérive lui-même du mot grec utilisé par le voyageur marseillais Pythéas pour désigner l'ensemble des îles du Nord qu'il visita aux alentours de 320 av. J.-C. (y compris probablement l'Islande) : ?????????? (Prettanike) ou ?????????? (Brettaniai). Au Ier siècle av. J.?C., Diodore[Lequel ?] introduit la forme ????????? (Prettania), et Strabon utilise ????????? (Brettania). Marcien d'Héraclée, dans son Periplus maris exteri ("périple de la mer extérieure") parle des « îles prettaniques » (?? ??????????? ?????).
Les habitants de Prittanike étaient appelés ?????????, Pritteni ou Prettani[9], probablement un nom celtique, peut-être celui utilisé par les Gaulois pour désigner les habitants des îles[10]. Ce terme est à l'origine du mot gallois Prydain (en moyen gallois Prydein) qui désigne la Bretagne (l'île de Bretagne).
Après la chute de l'Empire romain d'Occident et au fur et à mesure que les Bretons s'installent sur le continent en Armorique, le nom de leur patrie d'origine se substitue à celui de l'ancienne Armorique sans toutefois le remplacer totalement. Il s'impose définitivement vers la fin du VIe siècle et peut-être même dès la fin du Ve siècle[11]. On parle alors de Britannia Minor[12] ou de Britannia pour désigner le territoire sous le contrôle des Bretons.
« Breizh », le nom breton de la Bretagne, vient lui d'un ancien Brittia[13].
Le terme « Armorique » est souvent utilisé pour désigner la Bretagne et ce même s'il désignait à l'origine un ensemble plus vaste. Il viendrait du Gaulois aremorica qui signifierait « proche de la mer »[14]. Un troisième nom Letauia (en français « Létavie ») a été utilisé jusqu'aux XIe siècle et XIIe siècle. Il viendrait d'une racine celtique signifiant « large et plat », « s'étendre », « déployer » et se retrouve dans le mot gallois Llydaw qui désigne la Bretagne continentale[15].
[ ] Histoire
[ ] Préhistoire
Grand menhir brisé d'Er Grah
La Bretagne est peuplée par l'homme dès le paléolithique inférieur avec une population néanderthalienne qui ne se distingue pas de celle du reste de l'Europe occidentale et qui est sans doute peu nombreuse. Sa seule particularité est l'existence d'un faciès particulier, le Colombanien[16] centré sur Carnac. Un des plus anciens foyers connus au monde, datant d'environ 450 000 ans, a été découvert à Menez-Dregan en Plouhinec.
Les premiers hommes modernes arrivent en Bretagne vers -35 000 et remplacent ou absorbent les néanderthaliens. Le paléolithique supérieur est marqué par des industries de transitions, proches du châtelperronien sur la côte nord et par des industries plus classiques, de facture magdalénienne, au sud de la Loire, sans qu'on puisse savoir si la différence entre les deux est purement culturelle ou si elle reflète la persistance d'un réduit néanderthalien. La Bretagne ne possède qu'une seule grotte ornée, La Dérouine.
Au mésolithique la Bretagne se couvre de forêts et est peuplée par des communautés relativement nombreuses, divisées en trois groupes régionaux. Au mésolithique récent s'amorce une tendance à la sédentarisation, notamment dans les sites de Teviec et d'Hoedic[17], avec peut-être un passage à l'élevage.
L'agriculture arrive en Bretagne au Ve millénaire av. J.-C, apportée par des migrants venus du sud et de l'est. La néolithisation ne se traduit cependant pas par un remplacement de population. Les chasseurs-cueilleurs locaux adoptent les nouvelles techniques qui permettent l'émergence de sociétés complexes, notamment autour du Golfe du Morbihan.
Cela se traduit par l'apparition d'une architecture mégalithique, d'abord des cairns, puis des tombes princières et des alignements. Le département du Morbihan concentre à lui seul de nombreux mégalithes dont le Grand menhir brisé d'Er Grah qui est le plus grand monument transporté et érigé par les hommes du Néolithique. Le site le plus connu est situé à Carnac.
Même si des influences de la culture de la céramique cordée se fait sentir à la fin du Néolithique, la Bretagne présente une certaine continuité culturelle jusqu'au début de l'âge du bronze. Le campaniforme, très présent semble ainsi s'intégrer aux traditions locales.
[ ] Protohistoire celtique
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